L’e-business n’est pas fait pour les petites entreprises !

Vous n’êtes pas d’accord ? Moi non plus, et voici pourquoi !

Tout d’abord, une définition pour "e-business" :

L’e-business recouvre les applications faisant appel aux TIC (principalement l’Internet et le web) pour traiter de manière performante les relations d’une entreprise avec l’ensemble de ses partenaires.

Maintenant, pourquoi le concept d’e-business est particulièrement adapté aux petites entreprises.

Pour le comprendre, j’insisterai sur ses effets :

meilleure communication avec ses clients et fournisseurs, gain de temps, performance dans les relations avec l’administration, structuration des informations circulant dans l’entreprise et entre l’entreprise et ses partenaires.

Bref, au final, un gain de temps pour se concentrer sur son métier.

Avec quels outils ?

Un ordinateur, des applications (gestion, comptabilité, sécurité...), des fichiers (clients, fournisseurs, produits), des moyens de communication (messagerie, web, fax, PDA *, un réseau (éventuellement)... bref ce qui constitue un "système d’information" dans l’entreprise.

Avec quelles contraintes ?

Elles ne sont pas nombreuses, mais nécessaires : se former aux outils, applications et bonne pratiques, ne pas hésiter à se faire conseiller, ne pas se précipiter en procédant par étapes, mesurer les résultats et en apprécier les bénéfices (temps, rentabilité, image...)

La grande question : Pourquoi maintenant, tout va bien sans "système d’information" dans mon entreprise !

Pas de grands discours, des faits :

  • vos clients et fournisseurs s’équipent et utilisent les TIC pour leur développement ;
  • l’administration multiplie les applications en ligne (TVA, marchés publics, compte fiscal, URSSAF...)
  • vos concurrents profitent peut-être déjà de systèmes e-business ;
  • il faut un certain temps pour intégrer efficacement les TIC dans l’entreprise.

Bref, attendre c’est prendre du retard !

La première étape ?

Un ordinateur connecté à l’Internet pour échanger (web, messagerie), gérer (TéléTVA, téléprocédures)

Combien ça coûte ?

1 000 euros maximum pour un ordinateur, une imprimante, un accès Internet, des outils de sécurité, plus éventuellement une première formation ou un accompagnement.

* assistant personnel numérique

Jean-Marc KOLB, CCI Strasbourg

 

Denovo Design : L’Europe est un village...

Strasbourg, fin août 2005. Nicolas Reydel me reçoit avec convivialité au cœur de la Krutenau dans les locaux de son agence de design industriel Denovo Design. Voilà bientôt quatre ans qu’il a démarré cette activité et les photos des réalisations exposées sur les murs de l’agence portent des noms familiers : Schroff, Bongard, Steelcase, Hymer...

La question me vient immédiatement à l’esprit : quel est le secret de la réussite de Denovo Design ? Au-delà du talent, du professionnalisme et de la détermination, il tient en un mot : l’ouverture. Le design industriel se nourrit de la variété des cultures, des tendances et de la créativité individuelle pour nous étonner avec les fonctionnalités et l’esthétique des objets qui nous entourent.

Alors pourquoi faire vivre tous les créatifs au même endroit ? Pourquoi ne pas exploiter les richesses culturelles d’environnements variés ? Vous l’aurez compris, Strasbourg n’est que la partie émergée de l’iceberg. De l’autre côté d’une grosse connexion Internet, à 600 kilomètres de la Krutenau, il y a Eindhoven (Pays-Bas) où travaillent les deux autres designers de l’agence. L’un est néerlandais, l’autre est italien. Ainsi, lorsqu’un industriel français, italien, néerlandais, allemand ou finlandais confie un projet à Denovo Design, le résultat est innovant parce qu’il est le fruit du travail d’une équipe internationale.

« Nous travaillons systématiquement à plusieurs sur un projet » explique Nicolas Reydel « cela nous permet d’être toujours innovants et différents des autres » . Néanmoins, pour travailler avec 600 km de distance entre deux bureaux, il faut avoir de la méthode, de bonnes capacités de communication et un très bon outil de travail collaboratif.

Chez Denovo Design, la vidéo, le son et l’image 3D sont au cœur du dispositif. Les suivis de projets, les améliorations, les recherches de solutions, tout passe par ces trois canaux... Nous voilà en réunion : à l’écran, nos interlocuteurs, mais aussi l’objet au cœur de la discussion, que nous pouvons faire tourner dans tous les sens, que nous pouvons modifier, améliorer, zoomer... tout en présentant verbalement la problématique à résoudre. De l’autre côté, les interlocuteurs interviennent et le projet avance...

Lorsque la technologie révolutionne la manière d’exister des entreprises... L’observatrice que je suis se sent soudain projetée dans le futur. Pour avoir testé beaucoup de « e-trucs » ces dernières années, j’en étais arrivée à la conclusion que tous ces outils étaient bons mais peu fiables : déconnexions, décalages, images floues... "Faire fonctionner de manière régulière et fiable le son, la vidéo et l’image 3D n’a cependant pas été facile explique Nicolas Reydel. Trouver les bons logiciels, trouver une connexion Internet stable, tout cela a demandé beaucoup de temps et d‘énergie. Mieux vaut avoir une bonne compréhension de la technologie, les interventions de professionnels pouvant coûter relativement cher dans ce domaine."

L’intérêt de ce type d’outil, au-delà des aspects business, est de remettre au cœur du débat l’importance de la relation humaine et de la valoriser. « Certaines choses ne peuvent pas être réalisées autrement qu’autour d’une table avec un bon café » explique Nicolas Reydel. « Les séances de créativité par exemple ne peuvent pas avoir lieu en ligne. Pour faciliter le fonctionnement de l’agence, nous nous rencontrons physiquement une fois toutes les six à huit semaines » . Ouf ! Le 21e siècle reste très humain...

Nicolas Reydel envisage d’ouvrir d’autres bureaux : Turquie, Italie... La diversité culturelle, la technologie avec un contact physique à 3 heures d’avion maximum pour créer des objets qui nous facilitent la vie : voilà un bel exemple d’une organisation au e-design original !  En quittant mon hôte, je m’autorise un plagia optimiste : nous vivons une époque formidable...

Véronique THIEL, consultante,
Cabinet SEED

 

La vente à distance vue par la FEVAD

Tendances dans la VAD aux particuliers

La croissance de la vente à distance (VAD) s’est accélérée en 2004, dopée par la progression exceptionnelle des ventes sur Internet. Le CA total VAD a progressé de 13 %, taux le plus fort depuis ces dix dernières années. L’essor du commerce électronique se confirme en 2004. Son chiffre d’affaires progresse de 53 %, et pèse près de 46 % du chiffre d’affaires total de la VAD. En 2 ans le chiffre d’affaires de l’e-commerce a doublé, ainsi que sa part relative dans la VAD totale ( 22,5 % en 2002).

Si l’on considère uniquement les ventes de produits, le chiffre d’affaires à distance, progresse en 2004 à un rythme comparable à 2003 avec + 8 %. La vente à distance de services connaît une progression exceptionnelle de + 40 % (+ 21 % en 2003). Ce secteur reste largement dominé par le e-tourisme (+ 50 % en 2004).

Le CA de vente à distance par client et par enseigne progresse légèrement en 2004 et atteint 152 €. La progression est particulièrement importante dans le secteur du textile et des produits culturels. Il baisse chez les généralistes. Si l’on intègre les Pure Players dans l’ensemble du marché, le montant moyen d’une commande s’établit à 57,3 €.

Autre fait significatif : en 2004 le paiement par carte bancaire atteint 65 % du total des ventes Internet. Ce résultat est en léger recul par rapport à 2003, dû à la croissance du paiement par carte privative.

Tendances dans la VAD aux professionnels

Le secteur de la vente à distance aux professionnels a renoué avec la croissance en 2004. Son chiffre d’affaires a progressé de 0,8 % par rapport à 2003.

Le montant moyen annuel dépensé par client par enseigne dépasse les 900 € HT répartis sur 3 commandes environ.

La percée d’Internet comme mode de commande se confirme en 2004.

Aujourd’hui plus d’un internaute sur deux achète, commande ou réserve sur le web.

La France demeure le pays d’Europe où le e-commerce connaît la plus forte croissance.

Cette percée du e-commerce est-elle annonciatrice de la fin des magasins en général ?

La réponse est non. Tout cyber acheteur que nous sommes, nous apprécions aussi d’aller en magasin. Il n’en demeure pas moins que ces derniers vont devoir s’adapter. Impossible pour eux, d’ignorer le phénomène Internet….

De quoi méditer.

source Fédération des Entreprises de Vente à Distance 




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